Comprendre la résistance de certaines bactéries pathogènes aux antibiotiques, pour améliorer l’efficacité des molécules antibiotiques ou en développer de nouvelles (Dr Maxime Pichon)

Le développement d’associations de molécules antibiotiques-inhibiteur de mécanisme de résistance (l’Augmentin® est l’exemple le plus connu, les Ceftolozane/Tazobactam ou Ceftazidime/Avibactam dans le présent projet) font partie de l’arsenal à la disposition des médecins pour prendre en charge les patients infectés par ces bactéries multi-résistantes. Malheureusement, comme ce fut le cas pour de nombreuses molécules anciennes à l’usage stoppé du fait de leur inefficacité, certaines bactéries pathogènes (P. aeruginosa, responsable d’infections associées au soin, et K. pneumoniae, responsable d’infection communautaire) se trouvent très rapidement résistantes à ces nouvelles molécules, mettant en échec le traitement. Compte-tenu de la gravité des infections causées par ces maladies, mortelles en l’absence de traitement, il est crucial de comprendre comment ces bactéries résistent à l’effet de ces antibiotiques, pour en améliorer l’efficacité des molécules existantes ou par le développement de nouveaux antibiotiques ou en les associant avec des antibiotiques déjà existants.

Dans le cadre d’une étude multicentrique interrégionale portant sur plusieurs centaines de patients, notre équipe démontrera l’implication des gènes bactériens responsables de la résistance aux antibiotiques de nouvelle génération en comprenant comment la contrer. Pour cela, nous allons collecter les bactéries identifiées comme résistantes à ces molécules dans les laboratoires participants (Angers, Limoges, Tours, Poitiers), prouver leur résistance par des méthodes de référence (concentrations minimales d’antibiotiques pour inhiber leur croissance), puis analyser leur génome (PCR quantitative et/ou Séquençage de Nouvelle Génération «Haut débit») pour comprendre les mécanismes leur permettant d’échapper à l’action de ces antibiotiques et ainsi améliorer le traitement par ces nouveaux antibiotiques.

Comprendre la résistance de certaines bactéries pathogènes aux antibiotiques, pour améliorer l’efficacité des molécules antibiotiques ou en développer de nouvelles (Dr Maxime Pichon)

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